dimanche 25 mai 2008

L'Age d'Or de Tibulle, [suite]

"Elegies"

Quam bene Saturno vivebant rege, priusquam
tellus in longas est patefacta vias!
Nondum caeruleas pinus contempserat undas,
effusum ventis praebueratque sinum,
nec vagus ignotis repetens compendia terris
presserat externa navita merce ratem.
Illo non validus subiit juga tempore taurus,
non domito frenos ore momordit equus,
non domus ulla fores habuit, non fixus in agris
qui regeret certis finibus arva, lapis;
ipsae mella dabant quercus, ultroque ferebant
obvia securis ubera lactis oves.
Non acies, non ira fuit, non bella, nec ensem
immiti saevus duxerat arte faber.

traduction littérale

Comme on vivait bien sous le règne de Saturne avant que la terre ne soit ouverte en de longues routes!
Maintenant sous Jupiter maître, ce sont toujours des meurtres et des blessures, aujourd'hui, c'est la mer, de sont mille chemins qui vous mènent à la mort( soudaine).
Le bateau en pin n'avait pas encore méprisé les eaux bleu sombre de la mer et n'avait pas encore présenté avec épanchement l'arrondi de sa voile aux vents.
Et le marin errant, cherchant sans cesse des profits en ces terres inconnues n'avait pas chargé son bateau au moyen de marchandises étrangères.
En ce temps là, le taureau robuste ne pénétra pas sous le joug d'un attelage.
Le cheval ne mordit pas le frein de sa bouche domptée, aucune maison n'eut de porte, il n'y eut aucune pierre fichée qui définirait les frontières précises des champs.
Les chênes donnaient d'eux-mêmes du miel, et les brebis venant à la rencontre des hommes insouciants leur apportaient spontanément leurs mamelles pleines de lait.
Il n'y eut pas d'armée, pas de colère, pas de guerre et le cruel forgeron n'avait pas façonné d'épée de son art brutal.

amorce de commentaire:

(1): tournure exclamative et image de l'autarcie

(2):parallélisme entre Saturne et Jupiter*.
viae: les routes, synonymes de dangers, ouvertures de ce monde replié sur lui même.
[*mythe: Saturne a détrôné son père et a obtenu de Titan don frère le droit de régner. Réa cache Jupiter son enfant pour ne pas qu'il soit dévoré par Saturne et fait avaler à ce dernier une pierre. Jupiter plus grand chasse Saturne en Italie . (pour plus de détails cf Wikipédia )]

(3): le bateau: métonymie, toujours cette image d'autarcie, pas d'échanges.

Tibulle décrit l'âge d'Or par inversion avec ce qu'il connait.
Il n'est pas un plagiaire 'Ovide ou de Virgile, il reprend une même matière, un même thème mais à sa manière.
Tibulle était gravement malade quand il a écrit cette plainte, élégie. Il sagit dune façon de se souvenir de manière métaphorique de ce qui était bien sa vie ( nostalgie )
C'est le symbole d'une jeunesse heureuse et du temps perdu.
Les fameuses "viae"--> peut-être le chemin qu'il a emprunté pour aller à son maître.

[ mes quelques déambulations sur la toile m'ont fait découvrir ce site qui propose une autre version et un commentaire détaillé de ce texte.
Je ne sais pas si ce texte de l'âge d'Or sera choisi pour la liste du bac, en tout cas, il est en ligne, il y a mtière à commenter, c'est rassurant ]

jeudi 1 mai 2008

saaalut !

ah enfin je suis inscrite ! j'espère bientôt pouvoir apporter ma contribution à ce blog (en espérant que les vacances y soient profitables) ! bisous tout le monde !

jeudi 24 avril 2008

L'âge d'or chez Virgile

1 Les Géorgiques

Latin :

Ante Jovem nulli subigebant arva coloni ;
ne signare quidem aut partiri limite campum
fas erat : in medium quaerebant ; ipsaque tellus
omnia liberius, nullo poscente, ferebat.
Ille malum virus serpentibus addidit atris
praedarique lupos jussit pontumque moveri,
mellaque decussit foliis ignemque removit
et passim rivis currentia vina repressit,
ut varias usus meditando extunderet artes
paulatim, et sulcis frumenti quaereret herbam
et silicis venis abstrusum excuderet ignem.
Tunc alnos primum fluvii sensere cavatas ;
navita tum stellis numeros et nomina fecit
Pleiadas, Hyadas, claramque Lycaonis Arcton.
Tum laqueis captare feras et fallere visco
inventum et magnos canibus circumdare saltus ;
atque alius latum funda jam verberat amnem
alta petens, pelagoque alius trahit umida lina.
Tum ferri rigor atque argutae lammina serrae
(nam primi cuneis scindebant fissile lignum) ;
tum variae venere artes. Labor omnia vicit
improbus et duris urgens in rebus egestas.
Virgile, Géorgiques, I, vers 125 à 146

Avant Jupiter, aucun paysan ne travaillait les champs ; on n'avait pas même le droit de marquer d'une borne ou de délimiter par un santier un champs : ils cherchaient à mettre en commun ; et la terre elle-même apportait tout librement, sans que personne le réclame. Celui-ci ajouta le poison néfaste au noir serpent et ordonna aux loups de s'attaquer aux proies et à la mer de s'agiter, il fit tomber le miel des feuilles et enleva le feu, et il arrêta les flots de vin coulants dans les fleuves un peu partout, afin de faire naître peu à peu les différents arts en aiguisant les besoins, et de faire chercher la tige de blé dans les sillons, et de faire jaillir le feu caché des veines de la pierre. Alors les fleuves sentirent les premiers bâteaux creux ; le navigateur donna des noms et des nombres aux étoiles : les Pléiades, les Hyades et l'illustre Grande Ourse. On imagina d'attraper les bêtes avec des filets, de piéger avec de la glu et d'entourer les grands bois avec des chiens ; et le premier frappe désormais le grand fleuve avec son filet en gagnant les grandes eaux ; et l'autre traîne des lignes humides sur la haute mer. Alors on utilisait la dureté du fer et la lame de la scie stridente (les premiers hommes fendaient le bois endre avec des coins) ; alors vinrent les différents arts. Un labeur acharné et le besoin pressant dans des moments difficiles ont vaincu tous les obstacles.

lundi 10 mars 2008

L'Age d'or selon Ovide

OVIDE : Publius Ovidius Naso est né à Sulmone, dans une famille équestre. Il fit de brillantes études de rhétorique, mais se consacra à la poésie, tout en se répandant dans le monde. Il écrivit beaucoup de poésies amoureuses, les Amours, les Héroïdes (des héroïnes de la légende écrivent à ceux qu'elles aiment, l'art d'Aimer. Après ces oeuvres de jeunesse, il écrit Médée, une tragédie, les Métamorphoses et les Fastes, sorte de calendrier des fêtes et du culte. En 8 P.C.N.(??), Ovide est exilé à Tomes, au bord de la Mer Noire pour une raison restée obscure. Il mourut en exil. Ce malheur lui a arraché des plaintes sincères qui s'expriment dans les Tristes et les Pontiques.

Latin :

Aurea prima sata est aetas, quae vindice nullo,
Sponte sua, sine lege, fidem rectumque colebat.
Poena metusque aberant nec verba minantia fixo
Aere legebantur, nec supplex turba timebat
Iudicis ora sui, sed erant sine vindice tuti.
Nondum caesa suis, peregrinum ut viseret orbem,
Montibus in liquidas pinus descenderat undas
Nullaque mortales praeter sua litora norant.
Nondum praecipites cingebant oppida fossae;
Non tuba directi, non aeris cornua flexi,
Non galea, non ensis erat; sine militis usu
Mollia securae peragebant otia gentes.
Ipsa quoque immunis rastroque intacta nec ullis
Saucia vomeribus per se dabat omnia tellus;
Contentique cibis nullo cogente creatis
Arbuteos fetus montanaque fraga legebant
Cornaque et in duris haerentia mora rubetis
Et quae deciderant patula Iovis arbore glandes.
Ver erat aeternum placidique tepentibus auris
Mulcebant zephyri natos sine semine flores.
Mox etiam fruges tellus inarata ferebat
Nec renovatus ager gravidis canebat aristis;
Flumina iam lactis, iam flumina nectaris ibant
Flavaque de viridi stillabant ilice mella.
Ovide, Les Métamorphoses, I, vesr 89-112


Il fut d'or, le premier âge à naître : sans vengeur, sans contrainte, sans lois, il respectait la bonne foi et la droiture. Point de châtiment ni de crainte; on ne lisait pas de mots menaçants sur des tables de bronze et la foule suppliante ne craignait pas le visage de son juge; sans protecteur, les gens étaient en sécurité.Alors, le pin n'avait pas encore été abattu dans ses montagnes et n'était pas descendu sur les flots marins pour visiter un monde étranger; les mortels ne connaissaient de rivages que les leurs; des fossés pentus n'entouraient pas encore des places fortes; point de trompette droite, point de cor à l'airain courbé, pas de casque ni d'épée : sans l'aide du soldat, les tribus passaient sans risque de doux loisirs.La terre aussi, dispensée de toute obligation, sans être touchée par le hoyau, ni blessée par des araires, donnait tout d'elle-même. Satisfait des aliments produits sans aucune contrainte, l'homme cueillait les fruits de l'arbousier, les fraises des montagnes, les cornouilles, les mûres attachées aux ronces épineuses et les glands tombés de la large frondaison de l'arbre de Jupiter. Un printemps éternel ! Les zéphyrs paisibles caressaient de leur souffle tiède les fleurs nées sans semis. Bien vite, même, la terre vierge portait des moissons et le champ en jachère blanchissait de lourds épis. Là, des fleuves de lait, là, des fleuves de nectar; des gouttes de miel blond tombaient de l'yeuse verdoyante.

mercredi 5 mars 2008

Liste des textes

Je n'ai pas la liste des textes, mais comme l'a dit Florence on devrait commencer par ça. Donc si quelqu'un peut la mettre...merci!

Alors voici les 3 premiers textes ( on complètera au fur et à mesure)
1.L'âge d'or chez Ovide
2.L'âge d'or chez Virgile
3.L'âge d'or chez Tibulle

Textes de l'année

Vu que la plupart d'entre nous n'avons pas les textes en entier, tout le monde pourrait mettre ses textes complets et ainsi avec un peu de chance tout le monde pourra avoir tous les textes.